Archive pour mai 2008

Pffff, this is lame

Une très chouette petite animation sur le social networking… (en anglais)

Etat général de la pensée

Et voila que le gouvernement Sarkozy s’empare du devenir de la presse écrite, appelant à des Etats Généraux pour cet automne, comme nous le rapporte le Monde. Objectif ? cracher un peu plus sur Internet et subventionner le portage à domicile… ??? Voici du beau foutage de tronche sur 5 colonnes ou je ne m’y connais pas. Alors que la quasi totalité des groupes de presse français ont des parts dans les quotidiens gratuits et savent pourquoi ceux-ci fonctionnent (livraison dans les transports en commun et les « lieux de passage »), on se prépare à réinjecter de la monnaie publique dans un jeu désormais détenu par moins de dix groupes, tous diversifiés.

D’ici l’automne, peut-être fera-t-on volte-face sur le sujet, reconaissant que la presse se meurt de sa belle mort, faute d’abonnés fidèles, mais des « incidents de la bonne volonté » comme ces Etats Généraux ou ce soutien aux seuls sites de la presse papier démontre à quel point le désarroi pousse certains dans les voies cahoteuses du passéisme. Il ne suffit pas en effet de refabriquer l’ambiance pour recréer la confiance : l’intégrité narquoise du Canard Enchainé démontre chaque mercredi combien une presse modeste mais utile, fouineuse mais pas putassière, peut rester à flot. C’est de la fidélité réciproque et cela prend près d’un siècle à fabriquer (le palmipède aura 100 ans en 2015).

Le seul avenir de la presse, c’est el blog en bande organisée.

Francophonie virtuelle

Je découvre que Alain ROUSSET, Président de la Région Aquitaine – mon dernier patron en date – et de l’Association des Régions de France s’est positionné avec l’Université Laval de Québec sur un projet de portail éducatif francophone. L’initiative pompeusement baptisée « Université Virtuelle des Civilisations Francophones » est chiffrée à 330 000 euros sur trois ans, 180 000 seront à la charge des Aquitains. C’est l’entreprise québécoise Thot-Cursus – dont une partie est installé à Bordeaux – qui doit apporter le savoir-faire technique…

Celui-ci consistera avant tout à sélectionner les contenus existants susceptibles de devenir du materiel éducatif. Avec un peu de mauvaise volonté, on pourrait voir dans ce machin une « vraie fausse » subvention locale accordée à une entreprise privée en contrepartie d’un lustre vaguement internationalisant. Faut-il pour autant enterrer le projet ? On se contentera d’espérer très fort qu’il grandisse mieux que la Banque Numérique des Savoirs d’Aquitaine, lancée par le même Alain il y a déjà près de 8 ans…

Identité impossible

Ecoutes donc. C’est l’histoire de moi qui se rend compte que le passeport qui lui sert à passer de France à Québec depuis plus de deux ans n’est plus capable de partir passer ses prochaines vacances aux USA. La faute au barbu caché et à ses apprentis pilotes, semble-t-il…

Il trouve facile le site du Consulat de France, une merveille d’ergonomie cubiste, et la page qui lui donne la liste, fort courte, des pièces à fournir pour se refaire faire un passeport qui sache plaire à nos amis étasuniens. Il lui faut, en particulier, une fiche d’état civil avec filliation. Il trouve le site de la mairie de son lieu de naissance, clique facile et commande 2 exemplaires. Ceux-ci arrivent tranquille à son adresse en France et sont rééxpédiés dans la foulée.

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L’immonde selon mon cerveau

Alors que Frog Design nous présente une espèce de masque à gaz capable de convertir une réalité dégueulasse en monde virtuel acceptable (effrayant mais plus crédible que les implants neuronaux, non ?), je vous engage à bitorrenter au plus vite « le monde selon Monsanto », un documentaire bien fait (interview de la réalisatrice). Il est tellement bon qu’il a disparu de Google vidéo et Dailymotion. Il faut dire que nos scientifiques partent actuellement à la recherche de la « moralité », un truc bizarre que certains d’entre nous auraient perdu ; un truc qui nous pousse normalement à ne considérer le profit global que dans la mesure ou l’équité est établie. Mais à quoi sert l’équité dans un univers ou chacun se ballade avec sa réalité à lui ?

Oh niveau, bah niveau

Dans notre chouette monde moderne du futur du 21ème siècle, il semble que certaines attitudes, autrefois rentables à souhait, ne conduisent leurs auteurs que vers d’amères océans de perplexité. Il était par exemple de très bon ton de clamer une expertise irrévocable sur un sujet en attendant que la concurrence daigne mourir, faute d’avoir assez de ressources pour conquérir la citadelle. En affaires, on appelait cela le Grand Parapluie, le Haut Niveau, la Big Picture, un positionnement global au dessus de la masse grouillante des « petits ».

Mais regardons maintenant les aléas de madame Larousse, celle qui sème à tous vents ses dictionnaires. Après plusieurs décennies à se faire courailler par le gars Petit Robert, un rigolo, elle a découvert Wikipedia et internet et nous annonce sa « présence » sur les toile. Cet article d’Appérisphère appuie toutefois avec justesse sur ce qui coince : rien n’a été fait pour assurer un tantinet de compétitivité technique face à Wikipedia. Peu naviguable, pas citable, difficilement amendable, le beau contenu de Larousse semble avoir ignoré la qualité des détails qui font que wikipedia sert aujourd’hui de référence à la plupart des humains connectés. C’est pourtant toute la science de l’encyclopédiste de savoir que la puissance de l’outil tient plus à la « trouvabilité » de l’info qu’à sa perfection (celle-ci venant avec le temps).

Faire du ‘haut niveau » sans se préoccuper des finesses de « bas niveau », est-ce encore rentable ? Les idéologies inclusives se sont cassé le nez sur cette question car la gestion pragmatique des petites choses l’emporte parfois, mais bien plus tard. La rentabilité, elle, se niche encore dans l’esbrouffe d’un Grand Parapluie.

EDIT : ce matin, le service était déjà « unavailable » 😎

Negative aptitude

Hier soir, en bricolant les réglages de la webcam integrée de mon iMac, j’ai incidement découvert que j’étais un rappeur gangsta du nom de Professeur OTcho. Du coup, j’ai enregistré deux disques avec Photoshop. Un « single » qui a plutôt bien marché jusqu’à la salle de bains et un album concept qu’on s’arrache déjà quand on essaie de comprendre de quoi je parle.

Dégouté par l’ambiance sordide du milieu, j’ai mis un terme à ma carrière vers minuit.