Forti sex

Ayé les gars, j’ai 46 berges. 16802 réveils. Presque autant de levers de soleil. Le début de mon neuvième quinquennat.

Alors, pour fêter ça dans l’allégresse, je vais vous livrer ce que ces années passées sur terre m’ont appris. Bien entendu, c’est la somptueuse réussite d’une vie tracée au cordeau qui m’autorise, je crois, à discourir de ce qui a fait la valeur exemplaire de mon moi-même. Accrochez vous.

Par ou commencer ? Ah ouais, quand on a suffisamment envie d’un truc, on l’obtient. Vous avez envie d’un truc mais vous le l’obtenez pas ? Retenez vos lamentations, c’est que vous ne le voulez pas SUFFISAMENT.

Ensuite, pour tous les trucs que vous ne voulez pas suffisamment, il y a les potes. Les potes, c’est la famille en mieux. C’est d’accord quand on a des bonnes idées. Ca fait des tronches bizarres quand on a de mauvaises idées. Les potes, ça s’achète pas ou alors c’est pas du vrai pote mais du trou de balle sur pattes. Les trous de balle sur pattes ou toujours des soucis de trésorerie ou de plomberie. Si vous n’êtes ni banquier ni plombier, vous pouvez parfaitement vous passer de cette engeance.

Pour faire du fric durablement, il faut être banquier ou plombier, voire banquier-plombier. Perdez de vue l’idée de faire du  fric et cette saloperie reviendra vers vous comme la femme adultère convaincue par le marabout Docteur M’Ghana (sur rendez-vous). Bon, d’accord, le fric, il en faut, un peu mais pas au point de voir son notaire plus d’une fois par décennie. Après, on en a jamais assez même si on en a plus que les voisins.

Pour la religion, c’est pareil que pour le fric. Au lieu d’emprunter celle des autres, autant se bricoler la sienne. De cette façon, on est toujours d’accord avec et on peut ajuster la quantité. L’été, par exemple, on a beaucoup moins besoin de religion qu’en cas de guerre. La paix, la sieste et la religion ne sont pas compatibles. Choisis ton camp, camarade, et viens me retrouver pour l’apéro.

La politique, c’est l’art de confier le destin collectif à des gus à qui on ne confierait pas même son vélo. Si on a un peu de religion, on a pitié de ceux qui sont en politique. Si on a un peu de fric, on peut aussi les avoir à déjeuner.

Le sport est une option, pas la culture. Savoir écrire, débattre, offrir un livre, éteindre la télé, réussir un roti ou un niveau de SuperMario, voila le fond du début de ce qui éloigne l’humain de l’animal comestible. Si vous faites du sport, faites le en musique.

Et mes objectifs pour les années à venir ? Améliorer ce texte en prenant conscience que 110 kilos de viande à la surface d’un caillou perdu dans le cosmos ne peuvent pas se rendre compte de la complexité inouïe du système qui les a mis là mais que, en cherchant, on peut faire quelque chose d’utile de cet épisode singulier et le partager.

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