L’immonde selon mon cerveau

Alors que Frog Design nous présente une espèce de masque à gaz capable de convertir une réaité dégueulasse en monde virtuel acceptable (effrayant mais plus crédible que les implants neuronaux, non ?), je vous engage à bitorrenter au plus vite “le monde selon Monsanto”, un documentaire bien fait (interview de la réalisatrice). Il est tellement bon qu’il a disparu de Google vidéo et Dailymotion. Il faut dire que nos scientifiques partent actuellement à la recherche de la “moralité”, un truc bizarre que certains d’entre nous auraient perdu ; un truc qui nous pousse normalement à ne considérer le profit global que dans la mesure ou l’équité est établie. Mais à quoi sert l’équité dans un univers ou chacun se ballade avec sa réalité à lui ?

Oh niveau, bah niveau

Dans notre chouette monde moderne du futur du 21ème siècle, il semble que certaines attitudes, autrefois rentables à souhait, ne conduisent leurs auteurs que vers d’amères océans de perplexité. Il était par exemple de très bon ton de clamer une expertise irrévocable sur un sujet en attendant que la concurrence daigne mourir, faute d’avoir assez de ressources pour conquérir la citadelle. En affaires, on appelait cela le Grand Parapluie, le Haut Niveau, la Big Picture, un positionnement global au dessus de la masse grouillante des “petits”.

Mais regardons maintenant les aléas de madame Larousse, celle qui sème à tous vents ses dictionnaires. Après plusieurs décennies à se faire courailler par le gars Petit Robert, un rigolo, elle a découvert Wikipedia et internet et nous annonce sa “présence” sur les toile. Cet article d’Appérisphère appuie toutefois avec justesse sur ce qui coince : rien n’a été fait pour assurer un tantinet de compétitivité technique face à Wikipedia. Peu naviguable, pas citable, difficilement amendable, le beau contenu de Larousse semble avoir ignoré la qualité des détails qui font que wikipedia sert aujourd’hui de référence à la plupart des humains connectés. C’est pourtant toute la science de l’encyclopédiste de savoir que la puissance de l’outil tient plus à la “trouvabilité” de l’info qu’à sa perfection (celle-ci venant avec le temps).

Faire du ‘haut niveau” sans se préoccuper des finesses de “bas niveau”, est-ce encore rentable ? Les idéologies inclusives se sont cassé le nez sur cette question car la gestion pragmatique des petites choses l’emporte parfois, mais bien plus tard. La rentabilité, elle, se niche encore dans l’esbrouffe d’un Grand Parapluie.

EDIT : ce matin, le service était déjà “unavailable” 8-)

Negative aptitude

Hier soir, en bricolant les réglages de la webcam integrée de mon iMac, j’ai incidement découvert que j’étais un rappeur gangsta du nom de Professeur OTcho. Du coup, j’ai enregistré deux disques avec Photoshop. Un “single” qui a plutôt bien marché jusqu’à la salle de bains et un album concept qu’on s’arrache déjà quand on essaie de comprendre de quoi je parle.

Dégouté par l’ambiance sordide du milieu, j’ai mis un terme à ma carrière vers minuit.

Sur un Hair de Dédeu

Merci au merveilleux blog PaléoFuture pour les paradoxes temporels que peuvent produire les délicieuses archives rétrofuturistes. Je viens d’y croiser une accident cybernétique qui méritait bien ce titre odieux (une composition originale de François Demontagne, odieusement détournée par moué).

Ne ratez pas la chanson “meet Newton” à la fin de ce clip atroce.

EDIT : Et, hop, pour pas plus cher, j’ajoute un lien vers MEGADROID, un site dévoué à la gloire des majordomes cybernétiques un tantinet has-been.

Le Grand Retournement

Un article du LA Times (en anglais) pour bien commencer la journée : on y parle de ces entreprises chinoises qui s’installent actuellement aux USA. Dans un post précédent, je vous avais causé de cette usine de voitures chinoises qui s’installait en Italie. Il semble que la tendance soit croissante, conduite par des appétits de marchés intérieurs, de prix de l’immobilier, de ressources locales en énergie… et de farouches capacités d’investissement. Vu la dégradation locale, on comprend cet empressement.

Ne pleurons pas trop sur Arcelor Mital car, quand l’Inde va s’éveiller à son tour aux joies du capitalisme sans frontières, nous roulerons en TATA. Savez-vous que l’Inde a organisé un sommet Africain en 2011 ?

Ushow, Upay et Uwatch

Voila, on y vient : Ushow est une émission - au stade du pilote pour le moment - diffusée sur un des canaux d’informaion du bouquet sattelite de SKY TV qui permet à tout un chacun de se payer un bout d’antenne. Pour £50, un groupe de musique peut offrir trois diffusions à son clip de moins de 4 minutes. Bref, c’est à peu près comme le public broadcast américain mais… en version payante.

J’ai eu beau chercher, impossible de trouver les horaires de diffusion de cette émission fourre-tout. Vu les prix demandés, je soupçonne que cela soit destiné aux insomniaques. Mais c’est à mon avis le début de quelque chose de bien plus vaste… Notre appétit pour les miroirs est chaque jour plus visible.

A way of doing things in the future

Back in 2004, I had to dig into the massive production of the Institute for the future (IFTF) to prepare some work intended to raise the global awareness of public leaders in french’s Aquitaine region. Then I met Anthony Townsend, a research director that had joinded the IFTF a few months earlier, during the first edition of the Cinum seminar. For many, IFTF represents the “US vision” of the future and therefore the voice of Anthony’s presentation didn’t make it easily into the Cinum “french” way of seeing things. Some prepare for the future while others prefer to dream about it while drinking red wine…

Anyway, the IFTF released recently a very straightforward but visually interesting mind “map” that tries to show how production and innovation are going to evolve. May I suggest you to have a look at it ?

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Beliveau or not

Hier soir, j’étais convié au Diner Présidentiel annuel de la section Québec de l’Association du Barreau Canadien. Cette institution regroupe avocats et experts juridiques tout autant que les juges qui les supportent. Malgré cette spécialité très marquée, elle s’octroie à cette occasion un conférencier “hors sujet”, le plus souvent de très haut vol. Et, justement, parole était donnée au professeur Richard Béliveau, rendu célèbre pour ses livres sur la nourriture “anti-cancer” et les citations appuyées dont David Servan-Schreiber a parsemé son best seller éponyme.

Pourquoi je cause de ça ? Pour frimer avec mes diners en ville ?

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L’art de la guerre moderne

Un article que Rue89 consacre au dernier bouquin de Paul Aussaresses m’a conduit jusqu’à une version anglaise disponible en ligne du livre “la guerre moderne” de Roger Trinquier. Je reserve mon jugement sur ce que ces deux bonshommes ont fait de leur vie mais il n’en reste pas moins qu’ils ont approché, il y a de cela un demi-siècle, les ingrédients de la guerre mondiale larvée qui se déroule sous nos yeux.

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Télé en panne

Tiens, la télé se vide de son sens quelques mois avant de devenir numérique, HS avant d’être HD. Au Québec, TQS - le M6 local - vire son staff éditorial, 250 personnes environ, en invoquant une baisse dramatique de ses revenus publicitaires. Il y a quelques mois, c’était Global Canada qui simplifiait à la hache ses bureaux locaux, virant 200 personnes sur tout le territoire pour passer à des relais de diffusion totalement automatisés. Aux dernières nouvelles CBC Radio Canada se portait à peu près bien même si on me dit que l’ambiance y est “contractuelle”, même après des années de collaboration. Mais de la à croire que la TV publique va bien… ne parle-t-on pas de simplificaion des régions de France Télévision ? Et que dire des modèles économiques bizarroides des télés urbaines en France ?

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