Un OVNI chez les castors

Je suis fasciné par le désamour téléguidé des québécois de Montréal pour leur Stade olympique. Comment ne pas aimer cet alien de béton, anticipateur du bio design ? De loin, c’est un signal. De près, c’est un OVNI de la série « V » posé entre un parc et une avenue.

Il a coûté cher ? Et alors ? Comme nous l’apprend Désiront de la Presse, même la SATQ, la société en charge de la propagande touristique du Québec le classe parmi les 9 sites d’interêt de la province, y ajoutant au passage des trucs passionants comme le barrage de la baie James…

Ben là.

On peut comprendre l’amertume de l’architecte, bien décrite dans le texte proprement hallucinant posté sur le site de Roger Taillibert.

LE PARC OLYMPIQUE 30 ANS APRES

Que pouvons-nous en conclure ?

1 – Le Parc Olympique est devenu la plus grande friche industrielle du sport de l’Olympisme.

2 – Jean Drapeau qui s’était dépensé pour l’offrir à la jeunesse du Québec et de l’Est de Montréal a été trahi.

3 – Le base-ball a disparu.
– Le cyclisme s’est suicidé.
– Les sports de salle n’ont jamais été réalisés.
– La natation a été délaissée vu l’importance des équipements.
– Les abords extérieurs ont été laissés à l’abandon et les fontaines transformées en jardinières.
– L’œuvre du grand artiste peintre et sculpteur Canadien « Riopelle », considérée à l’époque comme un dépôt, a été retirée des équipements.
– Des projets de bureaux à intégrer dans le mât ont été évoqués, alors qu’il s’agit là d’une idée irréalisable, surprenante et destructrice.
– Suppression d’une dalle promenade conçue à l’origine pour la qualité du complexe avec ses annexes.

4 – L’Erreur magistrale a été d’avoir considéré Jean Drapeau comme un politique dépensier, alors qu’il restera toujours un visionnaire pour sa ville et son pays. Il n’a jamais ruiné sa ville, bien au contraire. Quant au fond olympique, nous pouvons dire que la valeur de la taxe sur le tabac et les recettes auraient permis de construire 6 stades olympiques.
En fait, dès 1984 le stade fut payé, mais il devait revenir à Jean Drapeau alors encore vivant et toujours maire de la ville. Cela n’était pas possible pour le Québec. Donc, une dette étendue fut mise en route afin d’utiliser une source de plusieurs milliards de Dollars, devant s’intégrer dans le fond olympique (selon les calculs de Guy Morin relevés dans les états financiers et parus dans son livre « Une cathédrale inachevée »).
J. Drapeau n’a jamais ruiné, mais enrichi le Québec grâce à ses idées visionnaires.

Roger Taillibert a programmé avec le Comité Olympique International les projets des équipements de Montréal. Il s’agissait de réduire les coûts, mais le climat social ainsi que de nombreuses manifestations ont quadruplé leur valeur qui a atteint plus de 983 millions (y compris la toiture), estimation de Monsieur le Ministre Raymond Garnaud en Septembre 1976 à Québec. Aujourd’hui, le fond olympique aurait collecté une somme d’environ 6 Milliards de Dollars, soit la valeur de 5 équipements comme celui de Montréal.

Pourquoi en 1985 a-t-on continué à percevoir cette taxe alors que le stade était payé, selon la loi votée, et que les sommes récoltées devaient revenir à la Ville. Mais voilà, Jean Drapeau était Maire, et il ne fallait à aucun prix qu’il profite de son œuvre.

Bien pire, est venue l’idée extraordinaire de provoquer le suicide des cyclistes au profit des pingouins. C’est alors que la dette éternelle fut inventée, qui ne devait s’éteindre que 30 ans après, et qui plus est sans avoir terminé l’œuvre telle qu’elle avait été prévue à l’origine.

Jean Drapeau et Roger Taillibert ont servi de couverture aux yeux du monde entier, alors que dans ses règlements, la R.I.O. s’était engagée dans le document signé pour règlement final à ne pas faire obstacle aux activités commerciales et aux droits moraux de Roger Taillibert.

L’affaire Roger Taillibert, légalisée par le jugement Gonthier apporte entre les lignes la vérité.

Il reste à Roger Taillibert à poser les questions suivantes sans réponse à ce jour :

  • Pourquoi n’a-t-il jamais été consulté ?
  • Pourquoi a-t-on pillé son héritage et celui de Jean Drapeau ?
  • Pourquoi s’est-on enrichi sur leurs noms, en les chargeant de toutes les erreurs locales (professionnelles ou financières), erreurs évacuées par le jugement Gonthier et la demande avortée de la R.I.O. concernant le projet de Roger Taillibert ? (2ème procès sur les marches du tribunal).
  • Pourquoi toutes les modifications de ce complexe furent-elles livrées à des « tripoteurs » techniques et financiers ?
  • Pourquoi n’avoir jamais consulté le concepteur ? Le Québec serait-il hostile aux droits moraux et à la propriété intellectuelle ? Défend-t-il ses artistes ou les pulvérise–t-il ? Afin de réveiller les Québécois, comment 3 toitures sur ce toit furent-elles étudiées, 2 réalisées sans répondre aux performances de base ?
  • Pourquoi a-t-on fait supporter à Roger Taillibert le poids des dépassements financiers du Parc Olympique, alors que chaque travailleur Québécois connaît l’histoire des camions, du profit des professionnels ? Pourquoi ce camouflage de la vérité ?
  • Enfin, pourquoi les experts internationaux n’ont-ils jamais été confrontés à Roger Taillibert ? De même, pourquoi n’a-t-il jamais été rendu compte au peuple du Québec des rapports sérieux établis par les experts internationaux sur les erreurs techniques ?
  • Enfin, pourquoi selon l’éthique professionnelle, les destructeurs d’un projet reconnu dans le monde entier comme une œuvre magistrale s’arrogèrent-ils le droit de le détruire sans aucun reproche ni pénalités ?

Si un fait, si un évènement en dehors de ce récit doit permettre au futur propriétaire de gérer honorablement cet équipement, la gestion d’un tel dispositif dépendant de l’Etat étant à bannir, surtout sans l’aide de vrais professionnels sportifs. Par contre, la vérité existe, les chiffres aussi. En partant d’une somme d’1 Milliard de construction, Monsieur Phaneuf, sous la plume de Réjean Tremblay trouve 30 ans après que l’enrichissement s’élève à 6 Milliards de la Taxe Olympique prévue au départ sur la base de 48%, du montant annuel récupéré, ce qui libérait ce dossier en 1985, mais l’évènement, ce fut bien la « Dette Eternelle ».

En conclusion, 30 ans après la décision du gouvernement Québécois d’annoncer au peuple que son stade était payé, le montant versé, d’après le journaliste M. Duddin, du Journal de Montréal, était de 2 Milliards 342.000.000. Mais afin d’informer cette population, rappelons que Monsieur Jean Drapeau, en visionnaire, n’a jamais voulu ruiné la Ville de Montréal, ni le gouvernement du Québec. On peut afficher bien au contraire et cela sans erreur, que le montant de l’enrichissement qui tire son origine de la décision du Maire Jean Drapeau, est de 6 Milliards 263 millions de Dollars, y compris le Parc Olympique.

Remercions Jean Drapeau, après avoir quitté la scène, d’avoir réalisé non seulement le Parc Olympique, mais d’avoir aussi recueilli plus de 6 Milliards de Dollars, librement versés par les fumeurs.

Nota :
Tous ces chiffres ont été relevés aux pages 164, 165, 166 et 167 du livre de Guy Morin « La Cathédrale Inachevée » paru à Montréal.
– Quant au rapport du COJO, dans son volume 1 pages 59-60, il indique qu’en 1982-1983, le stade pouvait revenir à la ville, mais que Jean Drapeau était toujours Maire et vivant, d’où la construction de la « dette Olympique » éternelle.

Les Amis du Stade

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