Du bonheur de décroitre

Les théoriciens de la décroissance ont en commun une capacité bien réelle à replacer la dérive de notre monde globalisé dans le contexte rassurant d’une histoire humaine à répétition. L’homme serait donc voué à faire des chateaux de cartes, à tomber puis à se relever ? Après avoir dégusté l’érudite prose de Ronald Wright, je reste sur ma faim. Certes, le bouquin date de 2003 et se termine par quelques mots d’encouragement mais il manque tout ce qui pourrait être utile à ce travail sérieux : les mécanismes qui font que l’humain descend de son piedestal et repart dans sa quête du mieux. Il y avait dans le Critical Path de Buckminster Fuller un peu de cette science rassurante de l’optimisation de la vie commune. A défaut d’être applicable, la vision de « Bucky » avait au moins la vertu d’être optimiste et innovante. La décroissance voit qu’il va nous falloir redevenir les paysans parcimonieux de nos vies mais ne sait pas, visiblement, bâtir l’image d’un monde souhaitable. Peut-ëtre faudra-t-il que Hollywood s’y colle en nous montrant le bonheur d’un jeune Luke Skywalker en train de faire pousser des carottes sur la ferme desertique de son oncle.

0 Responses to “Du bonheur de décroitre”



  1. Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s





%d blogueurs aiment cette page :