L’art d’acommoder les restes d’un pays

Amis québecois, oubliez un temps La Semaine et Les Affaires et lisez cet article paru sur Marianne2, le site des plumitifs de Jean-François Kahn. On y apprend que le résultat d’une table ronde bien consensuelle a exclu la viande des menus des cantines scolaires de Lyon. Je vous laisse évaluer le recul de la notion de laïcité pour focaliser sur un point : Lyon est une des capitales historiques de la « bonne bouffe française » mais peut-on pour autant déplorer la disparition de la barbaque de plus en plus limite servie dans les cantines scolaires ??? C’est que les steaks de ma jeunesse ont depuis longtemps été remplacés par des friands feuillietés, des saucisses à teneur garantie en salmonelle et qui sait quoi dans les riavolis dont raffolent nos ti culs machant trop peu. Rien ne remplace les protéines animales pour ce qui est de la bonne croissance des ptits bonshommes qui vont à l’école publique et un excès de religion dans les assiettes fait désordre mais j’aurai aimé ne pas pouvoir mettre en doute l’ineptie de la décision prise.

2 Responses to “L’art d’acommoder les restes d’un pays”


  1. 1 frenchouay octobre 31, 2007 à 11:59

    L’article en question n’est pas clair et joue la provocation. C’est le ton habituel de Marianne qui nous oblige à un double travail de décodage-recoupage pour se faire une opinion. Fatiguant à la longue.

    D’autre part, s’agit-il d’un menu spécial ou d’un régime sans viande pour tous ? À la lecture de l’article, je penche plutôt pour le menu spécial. Ce n’est qu’une demi nouveauté puisqu’à mon époque, mes collègues musulmans se bouffaient des oeufs au plat autant de fois par semaine que de la viande était servie à la cantine. Bonjour le taux cholesterol !

    Enfin, je n’ai rien contre les menus spéciaux à condition que tous les écoliers puissent y avoir accès et que les éventuels surcoûts occasionnés soient assumés par les individus et non la collectivité. La cantoche reste une usine à bouffe. Il faudra probablement embaucher un cuistot supplémentaire pour répondre aux menus spéciaux tout en continuant à fournir leur moulée au 200 autres potaches. Et si tout le monde veut avoir son menu sur-mesure sans sortir un sous de sa poche, j’ai une bonne solution : la lunch-box.

  2. 2 fredotcho octobre 31, 2007 à 12:24

    J’admets volontiers avoir bondi sur le biais tordu de cet article pour jaser facilement des avantages/défauts de l’accomodement des minorités actives dans un modèle sociétal monolithique. Si les combines éditoriales de Marianne ont de quoi fatiguer, je reste attaché à une presse qui fait réagir.

    La lunchbox semble une très bonne réponse au cas décrit ici. Elle oblige par exemple une administration à traiter les enfats comme des individus au lieu d’en faire des unités aditionnables. C’est le cas en Suède ou le budget éducatif « suit » chaque enfant dans l’école qu’il fréquente. Les pays qui ont fait le choix d’encourager l’immigration vont devori passer par ces ajustements, pour leur plus grand bien.

    Comment av le cholesterol ? Avantage du régime que tu décris, un taux élevé d’albumine qui aide normalement à bien répartir la masse graisseuse…


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