La route de Jean-Louis Lebris de Kerouac

On a fêté il y a une semaine – le 5 septembre -, comme il se doit, le demi-siècle du « On the road » de Jack Kerouac. Le Devoir nous a même raconté comment ce bouquin beatnik mythique a été ébauché en français avant d’être finalement accouché d’une traite sur un rouleau de papier pour ne pas avoir à changer de feuille.

GPB s’en est fait l’écho sur son blog, y ajoutant avec justesse un lien vers les archives de Radio Canada pour voir Seguin interviewer Kerouac. J’écris « avec justesse » parce qu’il me semble que peu de gens « voient » Kerouac, lui substituant un personnage moderne de traveller à cheveux longs plus compatible avec l’idée qu’on a de la beat generation. Mais « ti jean » Kerouac est un ours, un bagarreur éduqué, un taciturne franc du collier. On l’imagine Sal Paradise alors qu’il « est » Dean Moriarty. En 1957, même les pires rebelles sont rasés et peignés et cette façade proprette cache une furie, une vraie fâcherie avec ce qui à eu lieu 15 ans plus tôt.

Si vous avez aimé « On the road », lisez « les clochards celestes » qui substitue à la furie routière horizontale une aspiration verticale provoquée par la lecture, le thé et les sommets disponibles dans les parcs nationaux californiens.

0 Responses to “La route de Jean-Louis Lebris de Kerouac”



  1. Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s





%d blogueurs aiment cette page :