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C’est l’Irlande qui vous dit WTF

Le seul état qui en avait encore la “contrainte constitutionelle” vient de dire un “merde” courtois au traité de Lisbonne tant et tant voulu par  la technocratie de l’Union Européene pour renforcer son pouvoir supra national. La ou les valeur(s) de ce texte torturé sont, une fois de plus, fracassées par l’incapacité croissante à communiquer des personnels politiques. Comme des siamois reclus, les institutions européennes ont développé un language qui leur est propre, à la fois lourd et creux, rectifiable à volonté mais quasiment incapable de dire simplement le Quoi et le Quand. Cette machine linguistique, anglophile, paranoiaque, précieuse ET ridicule ne parle donc plus à ceux pour qui elle travaille, préférant le plus souvent s’absoudre de ses ratés avec un enthousiasme feint qui frôle l’hypocrisie maladive.

Une commission bipatrite d’évaluation de la grille d’évaluation des meilleurs pratiques s’impose.

Mémoires d’un sasquash (1)

Quand j’y pense, la principale raison qui me pousse à poser les griffes sur le clavier de mon iBook pour vous faire ce petit texte, c’est que je suis probablement le seul animal mythique capable de le faire. Vous pouvez prêter dix mille ordinateurs à dix mille licornes pendant dix mille ans et vous n’obtiendrez probablement que des frais de réparation considérables.

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Le grand mystère du design à roulettes

Perdant mon précieux temps dans la lecture de blogs de design, je croisais ce matin l’expression “design is not styling” que je crois nécessaire de démontrer par l’exemple. Et oui, le stylisme n’est pas de la conception, c’est même le plus souvent tout à fait l’inverse. D’un côté, on part d’une intention en appliquant de la créativité technique afin d’en faire un objet, de l’autre, on habille des entrailles existantes en revendiquant des partis pris esthétiques dont la valeur dépend le plus souvent de leur vitesse d’obsolescence.

Une preuve ? Les meilleurs designers automobiles sont des architectes

La voiture imaginée en 1929 par Le Corbusier : on y voit tout autant les principes fondamentaux de la 2CV Citroën que ceux ayant guidé Ledwinka (TATRA) et Komenda (PORSCHE) hors de la vision strictement aérodynamique de Ferdinand Porsche pour la conception de la VW Coccinelle. On confie à une mécanique bien cachée le soin de véhiculer un habitacle dont la forme est dictée par l’humain qui y prend place. Les roues sont repoussées aux quatre coins, bien marquées par des gardes-boue enveloppants. Les fonctions priment sur les formes.

Le Kar a Sutra, un projet-sculpture de 1972 conçu par l’italien Mario Bellini pour Citroën et Pirelli. Difficile de ne pas y voir la géométrie faciale de la première génération de Renault “MATRA” Espace même si la philosophie floue de l’interieur n’a pas survécue à l’industrialisation. On déplace nno seulement les corps des humains mais leurs interactions, leur mode de vie. Je préfère cet exemple à celui du Combi VW car c’est ici plus intentionnel. Et puis, Bellini ose une version encore plus poussée du toit relevable.

Dans un genre encore plus minimal, la “box” de Dan Hanebrink (ingénieur aéro) de Costa Mesa en Californie boucle la démonstration du princpie général d’optimisation du design autombile que j’énonce sauvagement comme suit : “plus on déplace d’idées, moins on a besoin de s’encombrer avec du métal”

Faire fi de la féraille

Je ne résiste pas à la tentation de partager avec mon cher lecteur cette vidéo de propagande que BMW offre au dernier produit de son studio de design.

Cela ressemble un peu au mariage d’un roadster Z4 et d’un Zeppelin (un deltaplane emballé par Christo serait peut-être plus juste). Cette voiture est composée d’un squelette léger et motorisé et d’une “peau” textile tendue. L’idée de ce concept baptisé GINA consiste à changer radicalement de point de vue quant à la place des matériaux et à leurs rôles respectifs. On y gagne au passage beaucoup de poids, une construction et des modes de réparation très défférents ainsi que quelques possibilités esthétiques nouvelles. C’est quand il se permet ce genre de divagation que le design prend tout son sens.

la GINA de BMW renoue avec la tradition initiale des carosseries à montants tendus de tissu qui, comme les fuselages des premeirs aéroplanes, permettaient à des moteurs peu puissants de trainer des volumes habitables convenables jusqu’à ce que les alliages légers soient mis au point. Les designers ont toutefois ajouté quelques cinétiques de grande beauté comme les portes sans charnière visible ou les paupières des phares. La recherche de la légereté induierait-t-elle de la beauté ? L’optimisation est séduisante.

Le tube fait aussi miroir

Le Figaro ne fait pas de télé… mais de la vidéo en ligne pour questionner quelques-uns des principaux participants à la commission Copé sur le devenir de la redevance télé française et la mission de France Télévision.  C’est que le modèle public cafouille alors qu’on a décidé de le priver de publicité.  Regardons ces gars pas tous jeunes parler d’une machine culturelle, créative, osant documenter en début de soirée, citant la BBC et les chaines allemandes en exemple. Est-ce le modèle économique qui va changer le produit ? Non.

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Les québécois privés de saucisson

Parmi les étonnements de ma première année québécoise, l’absence de saucisson sec compte double. Comment un pays ou l’élevage porcin est aussi développé que les rites chretiens accepte-t-il se bouffer exclusivement des cochonneries italiennes ? Comment un pays frisquet, montagneux par endroits, riche en fines bouches et en fromages coulants peut-il faire l’impasse sur la façon la plus goûteuse de transporter de la barbaque dans un sac à dos ? Il semble que cela soit sur le point de s’arranger, doucement.

J’ai essayé les grelots des Cochons tous ronds l’an dernier : trop sec, trop fort et ridiculement trop cher. C’est bio et haut de gamme, tant mieux, mais, en Europe, le marché du sauciflard n’a jamais été exclusivement positionné sur l’élitisme. Un pays qui vend dans ses épiceries des tranches de dindon aux sulfites aurait-il peur du gras ? Peut-être.

A-t-on fait du saucisson avec du cochon d’élévage intensif qui avait mauvais goût ? Alors que Le gouvernement fédéral verse 50 millions $ aux producteurs de porcs en difficulté afin qu’ils abattent 150 000 bêtes d’ici l’automne, soit 10 pour cent du cheptel canadien de porcs de reproduction, les bricoleurs de wieners à hot dogs (hello Olymel) et autres merdasses sans goût type peperonni feraient bien de reserver quelques metres carrés à la fabrication du siflard sec… en évitant au passage d’en faire n’importe quoi.

C’est que la saucisse sèche a déjà été bien utile pour repousser les sarrasins, les romains et autres tribus de bouffeurs d’olives.

La Une qui vend

Eric Martin à publié dans le Couac un très bon article sur la dérive du journalisme undercover dans la presse quotidienne québécoise. Je dis très bon car il appuie sur le point douloureux : l’appétit sans limites des lecteurs pour le croustillant du quotidien. C’est que les “coups” rédactionnels du Journal de Montréal n’en finissent pas de se convertir en ventes.

Les combines qui vendent, les rédac chef finiseent tous par s’en faire une petite collection. Mathieu Villiers, directeur des rédactions de Science et Vie, en a quelques unes. La première, héritée de ses prédécesseurs, consiste à mettre un avion sur fond de ciel en couverture. Il y a dix ans, ette astuce faisait grimper des ventes de 50 à 60 %. Il a peaufiné les Unes à base de controverses égyptologiques (une par an, en moyenne) avec un score dément pour celle annonçant que les pierres des pyramides pouvaient avoir été coulées. Enfin, il exploite le filon des neurones sur fond noir car le micro réseau fait, à son tour, vendre.

A l’époque ou je collaborais à SVM, on savait que les “Quel PC acheter ?” de septembre était notre meilleure vente de l’année. On a découvert que “les XXX les plus fous” fonctionnait également. En cadeau, ce petit article vachard des Cahier du Foot sur les tics de Une de l’Equipe…

Faut-il blâmer les rédac chef qui abusent de ces techniques de pochette surprise pour assurer les ventes ? Font-ils si mal que ça à l’éthique journalistique ? Après tout, uen fois les titre et l’angle fixés, c’est bien le boulot du journaliste qui fait la différence entre du vide et de l’information

La moissonneuse à tibia

C’est dit, je deteste le foutchebol autant que le soccer. Mais quand les plumeux de la presse spécialisée inventent le faux blog de l’entraineur crétino-charismatico-astral de l’équipe de France Raymond Domenech et y écrivent avec autant de finesse poilante, je craque. Merci la Facts Only Agency

Quand on arrive en ville

On parle beaucoup de la concentration rapide des populations en ville sans trop voir ce que cela produit au quotidien. Voici un reportage sur Lagos réalisé par Current qui donne la mesure de ce qui se passe. Les chiffres sont importants : 23 millions d’habitants en 2015, 80 % du travail hors système… Bienvenue dans le Londres du futur, on y parle déjà anglais.

C’est que de la tôle

Vous sanglotez en faisant votre plein ?
Le prix de l’acier ayant doublé en 5 mois ($1035 par tonne. On s’affole pas, tout va bien 8-)), celui des voitures prendra mathématiquement une hausse brute de 500 dollars dans les pare-chocs d’ici peu. C’est que la chignole moyenne se compose de 65 % de métaux ferreux (250 métaux différents dans une VW Golf par exemple). En proportion, elle n’offre que 3 à 4 % de verre. Pareil pour le caoutchouc.Notez au passage le cout de la matière brute dans l’économie de la construction automobile et vous comprendrez pourquoi cette industrie a toujours compté parmi les plus gros annonceurs publicitaires de la planête… (une Ford finie coûte moins de $1000).

Mais, si on en croit la très controversée EPA, la bagnole serait l’objet le mieux recyclé aux USA : 11,4 millions de voitures bénéficieront d’un recyclage à près de 84% en 2008

En Europe, on a fixé pour 2015 un recyclage à 85%. Le problème réside dans le fait que ce taux est bien plus facile à atteindre avec des véhicules en acier - lourds, donc consommant plus - qu’avec des engins faisant appel aux matériaux composites pour obtenir une réduction de poids.

A moins, bien sûr, de fixer une durée de vie bien plus longue à notre chère cacugne (terme bordelais affectueux pour une charette).

…et, en parlant de chariots, les ventes de GM pour mai ont baissé de 20%, principalement à cause du cassage de tronche magistral du marché des pickups “full-size”, des gros pépères tirés par des V8 antédiluviens. Pour faire bonne mesure, Rick Wagonner, le boss de GM, parle de vendre (donner ?) la marque Hummer.

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