Archive pour 26 novembre 2007
L’industrie musicale, suite et fin.
Publié novembre 26, 2007 France , Hot du père Noël 0 CommentairesUn bien beau graphique qui se termine aussi mal que la moitié de mes posts :)) On en profite pour tordre le cou à la très mauvaise traduction littérale de “industry” qui signifie “secteur économique” et non pas “industrie” ; ce quiproquo linguistique est entretenu par les experts qui souhaitent faire passer certains domaines de l’artisanat intellectuel comme le jeu vidéo, le film de Q ou le RnB pour des usines à papa comptablement valorisables.
Here is a very good article by STEVE STECKLOW and JAMES BANDLER for the Wall Street Journal about Nicholas Negroponte’s One Laptop Per Child cheap computer and it’s marketing fate. A former MIT Medialab founder and professor, Negroponte dreamed of leaving a personal mark in the digital revolution agenda. He embarked in developping a fully inclusive portable computer project based on small operating systems and rugged plastics. Such designs already existed in the past and some may argue that a PSION palmtop or a NOKIA architecture (Symbian is the name) with revised screen specs might have delivered a solid base to the project. But professors like to elaborate on blank pages and the project went into a full product developpment, the kind of soft+hard project that even the computer industry had flown out of by the mid-eighties. Now, after foru years and millions invested, the product is here and it lacks it’s orginal sales pitch. It is three times more exepnsive than expected, faces serious competition and, alas, looks like a toy made by a gentle white grandfather with a poor eyesight for it’s distant african grandchildren. Sure, one mobile phone per child might have been better. Even one real computer per class, one simple PC per family or a decent game console with good educational software might have done the trick. But to come to such pragmatic vision requires a good understanding of the way people live out of Boston.
Du bonheur de décroitre
Publié novembre 26, 2007 Canada , Chaud devant , Chaud must go on , Hot du père Noël 0 CommentairesLes théoriciens de la décroissance ont en commun une capacité bien réelle à replacer la dérive de notre monde globalisé dans le contexte rassurant d’une histoire humaine à répétition. L’homme serait donc voué à faire des chateaux de cartes, à tomber puis à se relever ? Après avoir dégusté l’érudite prose de Ronald Wright, je reste sur ma faim. Certes, le bouquin date de 2003 et se termine par quelques mots d’encouragement mais il manque tout ce qui pourrait être utile à ce travail sérieux : les mécanismes qui font que l’humain descend de son piedestal et repart dans sa quête du mieux. Il y avait dans le Critical Path de Buckminster Fuller un peu de cette science rassurante de l’optimisation de la vie commune. A défaut d’être applicable, la vision de “Bucky” avait au moins la vertu d’être optimiste et innovante. La décroissance voit qu’il va nous falloir redevenir les paysans parcimonieux de nos vies mais ne sait pas, visiblement, bâtir l’image d’un monde souhaitable. Peut-ëtre faudra-t-il que Hollywood s’y colle en nous montrant le bonheur d’un jeune Luke Skywalker en train de faire pousser des carottes sur la ferme desertique de son oncle.