Archive pour 26 octobre 2007

Now this is MyTube

As a confessing Youtubaholic, I went to accidentally discover 5min this morning and loved it. This “beta” totally web 2 site wants to be called a videopedia and manages to actually demonstrate it’s concept. Yesterday, I was interviewing Romain Bedard, editor in chief of the canadian portal “Canoë” about the developpment of video content on existing information portals. He was confident in the fact that online video could be “something else” than just lo-def television remakes. Canoë has initiated a “mobile journalist” crew that delivers first-person videos in a vast array of styles and fits them in the sections of it’s portazl. 5min goes beyond this approach by mixing online video and a kind of “easy e-learning” editorial approach that is actually more centered on personal expression than pure news information. They also have a very cool player. Will they manage to keep the editorial diversity that the beta shows ? I hope so.

UPDATE : YouTube goes the editorial section way too (the link on this may be found as soon as Scoopeo goes back to life…)

Satieté de l’information

Alleluïa, un quart des étasuniens sondés - en ligne – déclare que le net peut remplacer une relation amoureuse. Un topo sur ce sondage est publié par Canoé et je ne doute pas de la capacité de ces résultats à faire réagir la presse généraliste (même si les instituts en question ne sont pas particulièrement renommés). Au dela de la misère affective qui pousse les 3/4 des post-ados dans les bras de Facebook, je note que 11% des gens seraient prêts à recevoir un implant dans le cerveau pour accéder au Web. Si cela devait arriver, les beta-testeurs rempliraint les asiles. Notre beau grand réseau d’échange mondial de l’info a en effet des biais majeurs comme celui de promouvoir avant tout les stimuli les plus addictifs et compulsifs qui soient : le cul, les légendes, le voisin qui s’est cassé la gueule de son arbre, les fiches-cuisine et le shopping. Les plous vicieux y trouverotn probablement un peu d’histoire et de poesie sous des formes tellement peu ludiques qu’elle ne pourront être partagées que parmi des petits groupes de sinistres. Bref, le monde virtuel croule sous la facilité et c’est probablement ce qui fait son atrait par rapport au fait de partager quelques metres carrés d’intimité avec un bipède sexuellement consentant, au moins au début. J’ai une pensée émue pour Maurice Dantec qui, avant de virer totalement crétin, faisait de bons livres sur la vie courte et compliquée des gens qui préféraient un joystick dans le cul à des vacances à la ferme.