Archive pour octobre 2007

Managing mediocrity

Well, this article by Margaret Heffernan for the Fast Company sums up the ten signs of incompetence for a manager. I usually hate the A-list type of articles but this one is so straightforward that I felt it might be useful for those who deal with weak business performance. As misery needs company, it also requires safety exits and smoke generating techniques. The incompetent is usually not. He might even be over competent at saving his chair and ass. That’s mainly why he or she is dangerous, like a snipper in an alley. When an uncompetitive situation manages to set itself up for a while, the strongest powers are located in the mecanisms that actually can clutter the whole thing. Immobilism and self-integrity are true power generators for the happy few that can benefit from situations where they have the time and energy to setup their clogging devices. That’s why I have to disagree with point 8.

A design full of wires

Jack, la table avec un passe-fil

As we roast our brain cells with wi-fi, mister Tesla still fails to deliver our connected gizmos with free energy and in-the-air electricity. Meet Jack and Cablet, two pieces of italian designers furniture by Pervisioni that deliver office techniques to the living room, eh. integrated gutters for electric cables. If ever the sadists at IKEA come to make good copies of these, we may loose one of the best remaining sources of practical slapstick.

Le fait accompli

Le problème des techniques efficaces, c’est leur diffusion et la “massification” de leurs usages. Tant qu’il s’agit de self defense ou de déglaçage au vinaigre, on peut considérer que la societé y gagne. La technique du “fait accompli”, très appréciée des serial killers et des entrepreneurs aux dents longues, se répand depuis quelques années dans les arcanes de la rédaction légale. Elle repose sur la promulgation d’amendements aux textes déjà votés et ratifiés sans prendre la peine de reformuler lesdits textes au complet après modification. On peut dire dès lors qu’elle tire son pouvoir de son caractère illisible. C’est ainsi qu’ont été installées les lois sécuritaires post 9/11 aux USA. C’est ainsi que l’on est en train de faire un forcing total pour “passer” les élements de la consitution Giscard pour l’Union Européenne. Notre tendance naturelle à ne pas remettre en cause ce qui a déjà été établi, un principe qui nous vaut autant nos lois que nos comportements sociaux, a apparament été court-circuité par quelques brillants esprits. Mais la consaguinité, même si elle est exclusivement intelectuelle, ne procure des plaisirs qu’à très court terme. Les techniciens du pouvoir qui utilisent ces ruses temporelles préparent un futur dangereux.

L’art d’acommoder les restes d’un pays

Amis québecois, oubliez un temps La Semaine et Les Affaires et lisez cet article paru sur Marianne2, le site des plumitifs de Jean-François Kahn. On y apprend que le résultat d’une table ronde bien consensuelle a exclu la viande des menus des cantines scolaires de Lyon. Je vous laisse évaluer le recul de la notion de laïcité pour focaliser sur un point : Lyon est une des capitales historiques de la “bonne bouffe française” mais peut-on pour autant déplorer la disparition de la barbaque de plus en plus limite servie dans les cantines scolaires ??? C’est que les steaks de ma jeunesse ont depuis longtemps été remplacés par des friands feuillietés, des saucisses à teneur garantie en salmonelle et qui sait quoi dans les riavolis dont raffolent nos ti culs machant trop peu. Rien ne remplace les protéines animales pour ce qui est de la bonne croissance des ptits bonshommes qui vont à l’école publique et un excès de religion dans les assiettes fait désordre mais j’aurai aimé ne pas pouvoir mettre en doute l’ineptie de la décision prise.

We must fear nothing but penetrating music

No, this post is not about the volume of good noise coming from your iPod straight into your cochlear bones but the strong tendency of posing-as-documentary film producers to abuse music to add weight to their claims. Have you noticed how the base melody of the song “Brazil” follows Mike Moore every time he enters a government office ? And would “Loose Change” had this much impact without the four piano notes that follow the speaker’s voice ? Now that documentary editing uses the full palette of digital compositing, the soundtrack has to evolve acordingly. And that’s where the problem is : strong emotional-rendering parts are not so numerous. So, when a producer needs to achieve a top impact message delivery, his crewmembers pick into the same good stock that everybody uses. The “genre ” is so self-referning that all documentaires nom look and sound like the worst propaganda. Take a look at this one and tell me if you actually believe in the good intentions of the producers.

Chronique de la catastrophe quotidienne

Cette année, inutile de sortir les costumes de sorcières pour fouttre la trouille aux voisins, les agences d’information s’en chargent pour nous tous. Rodrigo Rato nous annonce une prochaine dégringolade du billet vert. Faute d’évoluer assez rapidement, les routeurs vont tuer internet. Un continent fait d’ordures dérive entre San Francisco et Hawaï. D’ailleurs, à peine remise de son inexistence lors de Katrina, la FEMA persiste dans l’erreur à l’occasion des feux en Californie. Le pole Nord fond, 1/3 des singes de la planete sont sur le point de disparaitre et, une parmi d’autres, le FMI soutient les empires qui pillent les forets tropicales. Vous êtes déjà morts de trouille ? Je vais vous achever avec ce petit vidéogramme qui nous apprend que même les joyeuses citrouilles de Halloween sont en fait des zombies modifiés par les savants fous de chez Monsanto pour que les ti culs puissent facilement dessiner dessus.

Now this is MyTube

As a confessing Youtubaholic, I went to accidentally discover 5min this morning and loved it. This “beta” totally web 2 site wants to be called a videopedia and manages to actually demonstrate it’s concept. Yesterday, I was interviewing Romain Bedard, editor in chief of the canadian portal “Canoë” about the developpment of video content on existing information portals. He was confident in the fact that online video could be “something else” than just lo-def television remakes. Canoë has initiated a “mobile journalist” crew that delivers first-person videos in a vast array of styles and fits them in the sections of it’s portazl. 5min goes beyond this approach by mixing online video and a kind of “easy e-learning” editorial approach that is actually more centered on personal expression than pure news information. They also have a very cool player. Will they manage to keep the editorial diversity that the beta shows ? I hope so.

UPDATE : YouTube goes the editorial section way too (the link on this may be found as soon as Scoopeo goes back to life…)

Satieté de l’information

Alleluïa, un quart des étasuniens sondés - en ligne - déclare que le net peut remplacer une relation amoureuse. Un topo sur ce sondage est publié par Canoé et je ne doute pas de la capacité de ces résultats à faire réagir la presse généraliste (même si les instituts en question ne sont pas particulièrement renommés). Au dela de la misère affective qui pousse les 3/4 des post-ados dans les bras de Facebook, je note que 11% des gens seraient prêts à recevoir un implant dans le cerveau pour accéder au Web. Si cela devait arriver, les beta-testeurs rempliraint les asiles. Notre beau grand réseau d’échange mondial de l’info a en effet des biais majeurs comme celui de promouvoir avant tout les stimuli les plus addictifs et compulsifs qui soient : le cul, les légendes, le voisin qui s’est cassé la gueule de son arbre, les fiches-cuisine et le shopping. Les plous vicieux y trouverotn probablement un peu d’histoire et de poesie sous des formes tellement peu ludiques qu’elle ne pourront être partagées que parmi des petits groupes de sinistres. Bref, le monde virtuel croule sous la facilité et c’est probablement ce qui fait son atrait par rapport au fait de partager quelques metres carrés d’intimité avec un bipède sexuellement consentant, au moins au début. J’ai une pensée émue pour Maurice Dantec qui, avant de virer totalement crétin, faisait de bons livres sur la vie courte et compliquée des gens qui préféraient un joystick dans le cul à des vacances à la ferme.

Transportation-free dwelling fabrication

Wired Magazine has released a slideshow of some of the most efficient emergency sheltering solutions available, pointing some interesting facts such as the cost of transportation involved in mass-produced modules as a key point in design evolution for this area. My old fetish for round houses and adiabatic designs tickled on this because, as a matter of fact, this question has always been understated. Both the Dymaxion and the Futuro were made of submodules bolted together but their unibody structure allowed to deliver them airborne. Planting houses like seeds renders a powerful image for prefabricated architecture. But reality and facts bring the opposite: most of the round houses and shelters are made by shaping what lies on the floor : ice, mud, clay, wood or even straw-shaped materials. In fact, mother nature does the same for it’s most efficients coccoons and nests. In-situ shaping of existing material could be an interesting direction for future shelter designs. For many reasons, dwelling production will certainly have to go the same direction in many areas of our world. As oil costs keep moving up, the need for efficient designs may alos rise up to a situation where locally-extracted building materials will be regarded as the only solution. But, as the population behaviors have completely been changed by an era of cheap energy, we cannot simply expect from the people that they will get back the construction skills and techniques that their ancestors used. Plus there is the global vision of what a swelling must look like. I see there a real challenge for some clever part-robotized housing generation processes.

Plus facile de donner que de reprendre

Allez zou, je prolonge en français une interrogation récente de Fred Brunel au sujet de la propriété concrête des données que nous confions, plus nombreux chaque jour, aux applications du web 2.0.

Chaque jour, le web nous propose de faire des choses nouvelles — Google apps, Flickr, Zooomr, Facebook, LinkedIn, Backpack, Twitter, Pownce, Delicious, Second Life, et bien d’autres — mais qui possède réelement ces données souvent très personnelles ? Aucun des services que je viens de mentionner ne vous propose une solution simple pour sauvegarder vos données sur VOTRE ORDINATEUR. Certains fournissent une API mais peut-on considérer pour autant qu’il s’agisse d’une vraie remise en liberté ? Non, car, en réalité, ce que vous n’êtes pas en mesure de manipuler vous-même n’est PAS A VOUS. (lisez la suite)

Comme le suggèrent les termes de service de Facebook, le pus noir se cache dans le back office car c’est là que la masse des données utilisateurs peut être parcourue genre safari lire l’histoire de la colonne de droite) à la recherche du temps perdu ou de quoi que ce soit de vendable. Historiquement, c’est le principe de rétention qui a conferé de la valeur à l’information. En cela, un web semantique, capable de savoir ou est l’information sans pour autant en détenir le contenu, semble plus que souhaitable. Pour autant, nous allons vers un acroissement de la sauvegarde distante des données, comptables et techniques en particulier. Comment négocier la part privée de nos données ? Comment limiter le croisement et le recoupement d’information alors que la puissance technique le permet ? Sommes-nous accros aux boites à cocher et aux widgets ?

Page suivante »